Lors du dernier Conseil des ministres tenu ce vendredi 20 mars 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo a fait le point sur la situation sanitaire préoccupante à la Prison centrale de Makala. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a révélé que l’épidémie de choléra dans cet établissement pénitentiaire a atteint un cumul de 232 cas suspects, dont 7 décès, répartis dans sept pavillons sur les onze que compte la prison.
Cette évolution témoigne d’une progression de la maladie dans un milieu carcéral déjà confronté à des défis sanitaires majeurs, notamment la promiscuité et les conditions d’hygiène précaires. Quelques jours auparavant, les données faisaient état d’un peu plus de 120 cas recensés, illustrant une hausse rapide du nombre de contaminations .
Cependant, les autorités se veulent rassurantes. Selon le gouvernement, la situation globale connaît une amélioration progressive. Cette tendance favorable se traduit par l’absence récente de nouveaux décès ainsi que par un nombre important de patients guéris, signe de l’efficacité des mesures de prise en charge mises en place.
Au niveau national, la choléra reste une préoccupation majeure de santé publique. Depuis le début de l’année 2026, plus de 1 400 cas ont été enregistrés à travers le pays, avec une forte concentration dans la ville de Kinshasa .
Face à cette situation, les autorités sanitaires, appuyées par leurs partenaires, poursuivent les actions de riposte, notamment la sensibilisation, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et le renforcement des structures de traitement.
Par ailleurs, des initiatives spécifiques ont été envisagées pour contenir la propagation du choléra en milieu carcéral, notamment l’organisation de campagnes de vaccination et le renforcement des mesures d’hygiène.
Cette évolution encourageante, bien que fragile, souligne l’importance de maintenir la vigilance afin d’éviter toute résurgence de l’épidémie dans la capitale congolaise.
JOEL NDEWASA





