Le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter de vives réactions sur la scène politique nationale. Dans une déclaration ferme, Delly Sesanga, président national du parti Envol, a exprimé son opposition catégorique à toute initiative visant à modifier l’ordre constitutionnel en vigueur.
Selon lui, toute tentative en ce sens constituerait une rupture grave avec les fondements de la République. « Ceux qui s’y adonnent sortent de notre pacte républicain et prennent le maquis contre la République. Ils doivent être traités et combattus comme tel par tout moyen », a-t-il déclaré, dans un ton particulièrement ferme.
L’opposant politique a également insisté sur le rôle historique du peuple congolais dans la défense de la démocratie. Il a rappelé que la population s’est déjà mobilisée à plusieurs reprises contre toute forme d’arbitraire et de dérive autoritaire. « Le peuple congolais a déjà combattu pour sa liberté. Il a déjà résisté. Il a déjà refusé l’arbitraire. Et il saura, encore une fois, se lever pour défendre la République », a-t-il martelé.
Dans son intervention, Delly Sesanga a clairement évoqué l’échéance de 2028 comme une ligne rouge à ne pas franchir. Pour lui, le débat ne doit pas porter sur le maintien au pouvoir, mais plutôt sur les conditions d’une alternance pacifique et démocratique. « S’il est une chose que ce pouvoir peut négocier, ce n’est pas son maintien. Ce sont les conditions d’une sortie pacifique en 2028 », a-t-il précisé.
Ce positionnement relance le débat politique autour du respect de la Constitution et de l’alternance démocratique en RDC, dans un contexte où les tensions restent palpables sur l’avenir institutionnel du pays.
JOEL NDEWASA





