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Une découverte macabre a plongé les habitants du quartier Bumba, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, dans l’émoi et la consternation ce jeudi 26 mars 2026. Le corps sans vie d’une femme d’environ 30 ans a été retrouvé au croisement des avenues Haut-Congo et Notable, dans un caniveau insalubre, au milieu des déchets.
D’après les éléments observés sur place, la victime gisait dans une position inquiétante, le corps partiellement coincé dans ce canal d’évacuation d’eaux usées. Autour d’elle, des bouteilles en plastique, des sachets, un seau renversé et divers détritus témoignaient de l’état d’abandon du lieu. La femme portait des vêtements visibles, dont une robe moulante, et semblait avoir été déplacée avant d’être jetée dans ce caniveau étroit bordé de béton.
Des traces de sang au niveau de la bouche ont été relevées, renforçant les soupçons d’une mort violente. Bien que les circonstances exactes du décès ne soient pas encore officiellement établies, plusieurs indices laissent penser à une possible strangulation. Aucun signe immédiat ne permet cependant de déterminer si le crime a été commis sur place.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des riverains, il est fort probable que la victime ait été tuée ailleurs avant que son corps ne soit abandonné dans ce canal.
« La manière dont le corps est positionné ici montre clairement qu’on l’a jeté. Ce n’est pas un endroit où quelqu’un viendrait mourir naturellement », affirme un habitant du quartier.
Un autre détail relevé sur les lieux attire également l’attention : la présence de déchets accumulés et d’objets dispersés autour du corps pourrait indiquer que l’endroit est rarement fréquenté ou surveillé, ce qui en ferait un site propice pour dissimuler un acte criminel.
Malgré l’alerte donnée tôt le matin, à 10 heures, le corps était encore visible dans le caniveau, exposé au regard des passants, suscitant une vive indignation dans la population. Plusieurs habitants dénoncent un manque de réactivité dans la prise en charge de ce type de situation, ainsi qu’un sentiment d’abandon face à l’insécurité.
Les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour sécuriser la zone et entamer les premières constatations. Un périmètre a été établi afin de limiter l’accès aux curieux et préserver d’éventuels indices. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du décès et identifier les auteurs de cet acte présumé criminel.
Pour l’heure, l’identité de la victime n’a pas encore été confirmée. Les services de police appellent toute personne disposant d’informations utiles à se manifester afin de faire avancer les investigations.
Ce drame relance une fois de plus la question de l’insécurité dans certains quartiers de Kinshasa, mais aussi celle de l’insalubrité des infrastructures urbaines. Les caniveaux transformés en dépotoirs deviennent non seulement un problème sanitaire, mais aussi des lieux potentiels de dissimulation de crimes.
Dans le quartier Bumba, l’émotion reste vive. Entre peur et colère, les habitants exigent que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que justice soit rendue à la victime.
JOEL NDEWASA / KINSHASA