Un nouvel accord vient d’être conclu dans le dossier sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo. Selon l’agence Reuters, Kinshasa, Kigali et Washington ont convenu de lancer, à partir du 1er octobre 2025, une opération destinée à neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu rwandais installé depuis plusieurs décennies dans cette partie du pays.
Mais l’initiative ne se limite pas aux FDLR. Elle prévoit également la levée progressive des mesures « défensives » qui justifiaient jusqu’ici le maintien des troupes rwandaises à l’Est du Congo. Kigali affirmait agir pour protéger ses frontières et soutenir les zones tenues par le mouvement AFC/M23, en conflit ouvert avec Kinshasa.
Un compromis obtenu à Washington
La fixation de cette échéance est intervenue lors de la réunion du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, organisée les 17 et 18 septembre à Washington. Outre la RDC, le Rwanda et les États-Unis, les discussions ont rassemblé des facilitateurs tels que le Qatar, le Togo et l’Union africaine.
Un accord porteur d’espoir mais fragile
S’il est respecté, cet accord pourrait marquer un tournant dans la recherche de la paix à l’Est du Congo, région meurtrie par des années de violences et d’instabilité. Toutefois, l’incertitude demeure : les précédents engagements dans la région ont souvent échoué face à la méfiance persistante entre les parties et à la complexité des alliances avec différents groupes armés.
JOEL NDEWASA





