Le récent incident survenu autour du vol présidentiel a agi comme un projecteur braqué sur une vérité longtemps camouflée : derrière les apparences de bon fonctionnement, l’aéroport international de N’Djili est en réalité miné par un désordre chronique.
Les révélations qui émergent depuis cet épisode confirment un malaise profond dans la gestion de cette infrastructure stratégique, censée être la vitrine du pays. Le dernier fait en date s’est produit dans la nuit du jeudi 25 septembre. Selon des sources internes, un serveur essentiel au système informatique aurait été frappé par la foudre, le mettant hors service.
Résultat : plus aucune connexion disponible aux comptoirs d’enregistrement. Les compagnies aériennes n’ont eu d’autre choix que de recourir à l’ancienne méthode : l’enregistrement manuel des passagers. Une pratique qui, dans un aéroport de cette envergure, traduit une régression inquiétante.
Conséquences immédiates : files interminables, retards à répétition, passagers exaspérés et image écornée pour une capitale qui se veut moderne. Ce dysfonctionnement vient s’ajouter à une série de couacs qui alimentent désormais un constat alarmant : à N’Djili, le chaos est devenu la norme, maquillé sous une façade de normalité.
JOEL NDEWASA N’LANDU





