La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en RDC, Bintou Keita, a interpellé mardi 30 septembre 2025 le Conseil de sécurité sur l’urgence de traduire les engagements onusiens en actions tangibles dans l’Est du pays. C’était lors de la 10 008ᵉ séance consacrée à la situation sécuritaire congolaise.
Selon elle, les populations de l’Ituri et du Nord-Kivu continuent de payer un lourd tribut à la violence, malgré les multiples résolutions adoptées par le Conseil. Depuis juin, plus de 1 000 civils ont péri dans les affrontements, un bilan qui ne cesse de croître.
La cheffe de la MONUSCO a pointé du doigt l’inefficacité de la résolution 2773, adoptée en février et censée imposer un retrait immédiat de l’AFC-M23 de Goma, Bukavu et d’autres zones occupées. Huit mois après, le groupe armé renforce plutôt son emprise, formant plus de 7 000 nouvelles recrues et consolidant ses structures parallèles au détriment de l’autorité de l’État.
« La paix en RDC demeure une promesse non tenue », a-t-elle regretté, appelant à un cessez-le-feu durable et à un véritable accord de paix. Elle a exhorté les acteurs politiques à privilégier l’inclusion, bannir les discours de haine et promouvoir le dialogue, tout en invitant la population à ne pas céder à la désinformation.
Pour Bintou Keita, seule une mise en œuvre réelle des résolutions onusiennes pourra offrir aux Congolais l’espoir d’un avenir sécurisé et pacifique.
JOEL NDEWASA N’LANDU





