Une vive tension a marqué ce vendredi 9 octobre 2025 à Kinshasa, où les agents et cadres du ministère de la Formation professionnelle ont battu le pavé pour réclamer le paiement intégral de leurs arriérés de salaire, accumulés depuis près de six ans (72 mois).
Brandissant des pancartes et scandant des slogans hostiles à leur hiérarchie, les manifestants ont pointé du doigt le ministre de tutelle, Marc Ekila, qu’ils accusent de mauvaise gestion et de détournement présumé des fonds publics. Selon eux, 17 milliards de francs congolais avaient été débloqués pour régulariser leur situation, mais seule une partie, évaluée à 5 milliards, aurait été effectivement utilisée, laissant un écart considérable inexpliqué.
Les agents jugent cette somme insuffisante et réclament non seulement le paiement complet de leurs arriérés, mais aussi la démission immédiate du ministre Ekila, qu’ils estiment responsable de la crise actuelle.
Des banderoles portaient des messages forts tels que : « Non à la médiocrité ! », « Rendez-nous nos salaires ! » ou encore « Justice pour les agents du ministère ! ». Les manifestants ont également exhorté le gouvernement et les organes de contrôle à ouvrir une enquête sur la gestion des fonds alloués à leur rémunération, afin de situer les responsabilités et rétablir la transparence au sein du ministère.
Cette nouvelle manifestation illustre le malaise grandissant dans plusieurs administrations publiques congolaises, où les revendications salariales et les accusations de mauvaise gouvernance demeurent récurrentes.
JOEL NDEWASA N’LANDU





