Kinshasa, le 23 octobre 2025 — Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la chambre basse du Parlement congolais. Cette déclaration, intervenue ce mercredi à Kinshasa, marque une nouvelle étape dans la course à la succession de Vital Kamerhe, récemment démissionnaire de ce poste stratégique.
Lors de son annonce, Christophe Mboso a déclaré :
Je suis convaincu que cette chambre basse de notre pays nécessite une personne digne, intègre et serviable pour la diriger. C’est pourquoi je me porte candidat à ce poste, avec l’objectif de servir mon pays. Je suis prêt à mettre mon expérience et mes compétences au service de l’Assemblée nationale, pour œuvrer au développement de notre pays.
Ces propos reflètent la volonté du député Mboso de s’inscrire dans une continuité institutionnelle, tout en apportant sa touche personnelle à la gouvernance parlementaire. Âgé de plus de 70 ans, l’homme politique n’en est pas à sa première expérience à la tête d’une institution nationale. Il avait déjà dirigé l’Assemblée nationale entre 2021 et 2023, avant d’occuper le poste de deuxième vice-président sous la présidence de Vital Kamerhe.
Selon plusieurs observateurs politiques, cette candidature confirme les ambitions renouvelées de Mboso, considéré comme un fin connaisseur des rouages du Parlement. Sa longue carrière politique, marquée par plusieurs responsabilités au sein du gouvernement et du bureau de l’Assemblée, lui confère une certaine légitimité dans cette compétition.
Cependant, le chemin vers la présidence de la chambre basse s’annonce disputé. D’autres figures politiques de la majorité, notamment Aimé Boji Sangara et François Rubota, seraient également en lice, chacune cherchant à obtenir le soutien de la majorité présidentielle et des élus du regroupement Union sacrée de la Nation. Dans ce contexte, l’annonce de Mboso vient ajouter une dimension supplémentaire à une bataille politique déjà très animée.
Dans son discours, Mboso a insisté sur la nécessité de « renforcer la discipline, la transparence et la collaboration entre les institutions de la République ». Il a promis de travailler à l’amélioration de l’image du Parlement, souvent critiqué pour son manque d’efficacité et les absences répétées de certains députés.
En attendant la convocation officielle de l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, les tractations politiques se poursuivent en coulisses. Les députés nationaux devront bientôt choisir celui ou celle qui dirigera cette institution clé dans le dispositif politique de la République démocratique du Congo.
Pour Christophe Mboso, cette nouvelle candidature apparaît comme une tentative de conclure sa carrière politique sur une note d’influence et de service public, au moment où le pays cherche à consolider ses institutions et à renforcer la gouvernance démocratique.
NDEWASA N’LANDU JOEL





