Une frappe aérienne menée par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a visé, ce jeudi 23 octobre, une position des rebelles de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23) dans la localité de Busika, territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs sources locales, l’opération aurait causé des pertes humaines dans les rangs des rebelles, bien que le bilan exact demeure encore incertain.
D’après des témoins joints sur place, l’aviation congolaise a mené l’assaut en milieu de matinée, ciblant un campement que les éléments de l’AFC/M23 occupaient depuis plusieurs jours. Des explosions ont été entendues dans la zone, provoquant la panique parmi les habitants qui ont trouvé refuge dans les forêts environnantes. « L’avion a survolé la zone avant de larguer plusieurs bombes sur la colline de Busika. On a vu des fumées épaisses s’élever, et après, tout le monde a fui », rapporte un habitant sous couvert d’anonymat.
L’armée congolaise confirme cette opération, qu’elle présente comme une riposte stratégique destinée à affaiblir les positions ennemies dans le secteur de Walikale. Celui-ci évoque plusieurs morts et blessés dans les rangs rebelles, sans préciser de chiffres.
Du côté des rebelles de l’AFC/M23, aucun communiqué officiel n’a encore été publié, mais des sources proches du mouvement reconnaissent des pertes matérielles importantes. La zone de Busika, située à une cinquantaine de kilomètres de la cité de Walikale-centre, constitue un axe stratégique reliant plusieurs localités du Nord-Kivu, notamment Masisi et Rutshuru, où le M23 est déjà actif depuis plusieurs mois.
Cette frappe intervient dans un contexte de regain de tensions dans l’est de la RDC, où les combats entre les FARDC et les rebelles se sont intensifiés ces dernières semaines. Les autorités militaires congolaises affirment vouloir reprendre le contrôle total des zones encore occupées par les groupes armés, alors que les efforts diplomatiques peinent à aboutir à une trêve durable.
Les organisations humanitaires expriment, de leur côté, leur inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire.
Alors que les opérations militaires se poursuivent, la population de Walikale redoute une extension des affrontements vers d’autres localités. Les autorités locales appellent à la vigilance et demandent au gouvernement central de renforcer la présence des forces régulières afin de sécuriser les civils.
NDEWASA N’LANDU JOEL





