Une première vague de 470 réfugiés congolais en provenance du Burundi est arrivée ce jeudi 23 avril à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette opération marque une nouvelle étape dans le processus de rapatriement volontaire des populations ayant fui les violences armées dans la région des Grands Lacs.
Ce retour s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis la réouverture de la frontière entre les deux pays en février 2026. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 33 000 Congolais ont déjà regagné leur pays en l’espace d’un mois, principalement via le poste frontalier de Kavimvira, situé à Uvira.
Ce mouvement massif fait suite à une période de déplacements forcés causés par l’intensification des affrontements armés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
En effet, depuis fin 2025, des dizaines de milliers de civils ont fui les violences, notamment celles liées aux combats entre les forces gouvernementales et des groupes armés actifs dans l’est du pays. Le Burundi a ainsi accueilli un nombre important de réfugiés congolais, dépassant les 100 000 personnes à certains moments de la crise . Ces populations ont trouvé refuge dans des camps souvent surpeuplés, confrontés à des conditions humanitaires difficiles, marquées par un manque d’eau, de nourriture et de soins médicaux .
Face à cette situation, le retour volontaire apparaît pour beaucoup comme une nécessité, malgré les incertitudes persistantes. À leur arrivée en RDC, de nombreuses familles se retrouvent cependant dans une situation précaire. Les premières évaluations menées à Uvira et dans les zones environnantes révèlent que plusieurs retournés ont retrouvé leurs habitations détruites ou pillées, et manquent de biens essentiels pour reconstruire leur vie .
Par ailleurs, les autorités congolaises indiquent que ce processus de rapatriement est progressif et encadré. Depuis la réouverture du poste frontalier, des milliers de réfugiés ont déjà traversé la frontière, portant à plus de 42 000 le nombre de retours enregistrés à la mi-avril 2026. Cette tendance pourrait se poursuivre dans les semaines à venir, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.
Malgré ces avancées, de nombreux défis restent à relever. La sécurité dans certaines zones de retour demeure fragile, tandis que les besoins humanitaires sont considérables. L’accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation et aux abris constitue une priorité pour les organisations humanitaires et les autorités locales.
Ainsi, si le retour de ces réfugiés représente un signe d’espoir, il met également en lumière l’urgence de stabiliser durablement l’est de la RDC et d’accompagner efficacement les populations dans leur réintégration.
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